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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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Mémoires

bientôt a nous à t apituler. je lui répliquaique, dans sa position, il n’était, pas étonnantqu’il ignorât ce qui se passait en Allemagne ;qu’en conséquence, je devais lui apprendreque le maréchal Bernadotte occupait Ingol-stadt et Munich , et qu’il avait ses avant-postessur l’Inn , où les Russes ne s’étaient pas encore

montrés. ,,Que je sois le plus grand.,

,,s’écria le général Mack tout en colère, si je„ne sais pas, par des rapports certains, que les„Russes sont â Dachau ! Croit-on m’abuser„ainsi? Me traite-t-on comme un enfant? ]Non,,,monsieur de Ségur. Si dans huit jours je ne„suis pas secouru, je consens â rendre ma place,,,a ce que mes soldats soient prisonniers çle,,guerre, et leurs officiers prisonniers sur pa-,,role. Alors on aura eu le temps de me secourir,„j’uurai satisfait U mon devoir: mais on me,,secourra, j’en suis certain! —j’ai l’honneur„de vous répéter, monsieur le général, que„nous sommes non seulement, maîtres de Ûa-,,chau, mais de Munich : d’ailleurs, en sup-posant vraie votre erreur, si les Russes sont,,a Dachau , cinq jours leur suffisent pour venir,,nous attaquer, et Sa Majesté vous les accorde.,,— !Non, monsieur, reprit le maréchal; je,,demande huit jours. Je 11e puis entendre a,,aucune autre proposition; il me faut huit,,jours, ils sont indispensables â ma respon-sabilité. — Ainsi, repris-je, toute la difficulté,,consiste dans cette différence de cinq a huit,,jours? Mais je 11e conçois pas- l’importance,,que votre excellence y attache, quand Sa,,Majesté est devant vous, a la tète de plus de,,c«nt mille hommes, et quand les corps du