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Mémoires
,,Je suis rentré dans IJ lin vers micli, toujoursavec les mêmes précautions ; mais cette lois j’aitrouvé le général Mack a la porte de la ville;je lui ai remis l'ultimatum de l'empereur. Ilest allé le discuter avec plusieurs généré aux,parmi lesquels je crus remarquer un prince deLichtenstein , et les généraux Klénau et Giulay.Un quart d’heure après, il revint disputer en-core avec moi sur la date. Un malentendu luipersuada qu’il obtenait les huit jours entiersa partir du 25. Alors, avec une émotion de joiebien singulière: ,,IVlonsier de Ségur! mon cher,,monsieur de Ségur! s’écria-t-il, je comptais,,sur la générosité de l’en\pereur: je ne me suis,,pas trompé... Dites au maréchal Berthier que,,je le respecte... Ditçs a l’empereur que je n’ai,,plus que de légères observations a taire; que,,je signerai tout ce que vous m'apportes...,,Mais dites a sa majesté que le maréchal ]Ney,,m’a traité bien durement... ; que ce n’est pas,,ainsi ([lion traite.... Képétea bien a l’empe-,,reur que je comptais sur sa générosité...“Puis, avec une eiïusion de cœur toujours crois-sante, il ajouta: ,,Monsieur de Ségur, je tiens,,a votre estime...; je tiens beaucoup a l’opi-nion que vous auréx de moi. Je veux vous,,taire voir l’écrit que j’avais signé, car j’étais,,décidé.“ En parlant ainsi, il déploya unefeuille de papier où je lus ces mots: Huit joursou la mort’, signé Mack.
,,Je restai frappé d’étonnement en voyantl’ex|>ression de bonheur qui brillait sur safigure; j’étais et comme consterné de cettepuérile joie pour une si vaine concession.Dans un naufrage si considérable, a quelle