du général lîapp.
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CHAPITRE X.
Pendant que nous étions à l)lui, les Prus--siens s’étaient tout-'a-coup souvenus , qu’ilsavaient l’héritage d’une longue gloire a déten-dre ; les têtes s’échauffèrent, on courut auxarmes. Haugwitz vint nous signifier cette ré-miniscence inopinée. Mais la bataille d’Àu-sterlita eut lieu dans l’intervalle. Quand le mi-nistre arriva, il ne fut plus question que d’al-lience et de dévouement. Napoléon ne fut piisdupe de ces protestations diplomatiques : 11 sa-vait les intrigues, les scènes de chevalerie qu’onavait employées pour agiter la multitude. Déjàavant l’action il avait dit: ,,Si je suis battu, Us,,marcheront sur mes derrières, si je suis vain-queur , ils diront qu’ils voulaient être pour,,moi.“ Ils ne surent opter ni pour le paix ni
E our la guerre; ils épièrent les événements.
ette politique tortueuse porta son fruit, elleleur coûta le pays d’Anspach, Baireuth, unepartie du grand duché de Berg , et les posses-sions qu’ils avaient en Westphalie : ils étaientfurieux. Je fus envoyé dam le Hannovre, quenous leur avions abandonné. Le motif apparentde mon voyage était la remise de la forteressede Hameln ; le véritable , de s’assurer de la si-tuation des esprits, J etais chargé de voir com-ment ils étaient vus dans le pays, si l’on y par-lait de guerre, si les militaires la désiraient,enfin d’acheter h Hambourg t ou? ce que je pour-