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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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Mémoires

,,cent quatre-vingts drapeaux, sept cents,,pièces de bataille, cinq grandes places de,,guerre, sont en notre pouvoir. L’Oder , la,,Wartha, les desertsde laPologne, les mauvais„temps de la saison, n’ont pu vous arrêter un,,moment; vous avez tout bravé, tout sur-,,monté; tout a lui a votre approche. C’est enf ,vain que les Russes ont voulu défendre la,,capitale de cette ancienne et illustre Pologne ;,,1’aigle française plane sur la \ istule. Le brave„et infortuné Polonais, en vous voyant, croit,,revoir les légions de Sobieski de retour de„leur mémorable expédition.

„Soldats! nous ne déposerons pas les armes„que la paix générale n’ait affermi et assuré la„puissance de nos alliés, n’ait restitué a notre„commerce sa liberté et ses colonies. INous,,avons conquis sur l’Elbe et l’Oder Pondichéry,,,nos établissements des Indes , le cap de Bonne-,,Espérance et les colonies espagnoles. Qui,,donnerait le droit aux Russes de balancer,,les destins? Qui leur donnex-ait le droit de,,renverser de si justes desseins? Eux et nous,„ne sommes nous plus les soldais d’Austerlitz ?“

Les troupes furent réunies sur la place deSaxe: c’était l’anniversaire du couronnement;les Russes occupaient le faubourg de Prague .Ces circonstances, ces souvenirs, cette perspec-tive de gloire , furent accueillis par de longuesacclamations. On ne songea plus qu’a vaincre;toutes les préventions disparurent. I/enneinicouvrait la rive gauche, il avait remorquetous les bâtiments ; un maréchal-des-logisbrava les lances des Cosaques, et réussit as’emparer d’un bateau. C’en fut assez , l’armée

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