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Mémoires
ibis sous les ruines de Memphis, et dans laHaute - Egypte sous les murs de Thébes ; a labataille a Austerlitz et a Golymin : je le fusencore quatre fois, comme on le verra par lasuite, a la Moskowa.
De Golymin je fus transporté a Varsovie .Napoléon y entra le 1 er janvier; il me fit l’hon-neur de venir me voir. „Eh bien, Rapp, tu,,es encore blessé, et toujours au mauvais bras.“C’était la neuvième blessure que j’avais reçuea ce bras seulement, qu’il appelait le brasmalheureux. ,,Cela n’est pas étonnant, sire;,,toujours des batailles !“ — „]Nous finirons,,,répliqua-t-il, quand nous aurons quatre-vingts ans.“
MM. Boyer et Yvan me pansèrent en saprésence. Quand il vit que la fracture étaitréelle, il dit aces messieurs: ,,11 faut lui cou-„per le bras; il est déjà trop malade, il pour-rait en inourir,“ M. Boyer lui répondit enriant: ,,Votre majesté veut aller trop vite en,,besogne; le général est jeune, il est vigoureux,„nous le guérirons.“ — ,,J’espère bien, lui»,répliquai-je, que ce n’est pas la dernière,,fois que vous me martyriserez/ 4
Napoléon partit bientôt de Varsovie pourla bataille d’Eylau, et établit son quartiergénéral a Osterode; c’est la que je reçus l’ordred’aller prendre le commandement du gouverne-ment ue Thorn, pour achever de me rétablir.J’expédiais des vivres, de l’artillerie, desmunitions, pour presser le siège de Dantzifi.
J’étais alors la providence des générauxprussiens. Ils m’écrivaient, ils me priaientd’intercéder pour eux. Blücher lui-même ne