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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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du général Rapp.

gacité de ce grand homme n’était pas au-des-sous de celle que la nature leur a départie. Ils’est trompé; nous en avons senti les consé-quences: on saura peut-être un jour quellescombinaisons l’ont égaré. Quoi qu’il en soit,on resta, on négocia, on batailla, on ne décidarien. L’armée de Moldavie faisait son mouve-ment; elle s’avançait, mais on ne savait encoresur quelle ligne elle allait agir: les uns pré-tendaient qu’elle se rallierait a Kutusow ; lesautres craignaient qu’elle ne se portât sur nosderrières. On était dans l’attente de ce qui sepréparait: l'empereur n’était pas lui-même sansinquiétude; mais il savait, jusqu’au dernierhomme, ce qu’il avait de troupes échelonnéesdepuis le Rhin jusqu’à Moscou ; Il se croyaiten mesure; il se borna a éxpédier des instruc-tions: celles qu’il adressa au 'duc de Belluneméritent d'être citées; elles prouvent de quellenature était ce sommeil qu’on lui reproche.

Napoléon au major-général.

,,Mon cousin, faites connaître au duc de„Bellune que je ne lui ai pas encore donné„d’ordres pour son mouvement, parce que cela„dépend du mouvement de l’ennemi; que l’ar-^née russe de Moldavie , forte de trois divisions,,ou de vingt mille hommes, infanterie, cava-lerie et artillerie comprises , a passé le Dnié-,,per dans les premiers jours de septembre;>,qu’elle peut se diriger sur Moscou pour ren->,forcer l’armée que commande le général Ku-),tusow, ou sur la Volhinie pour renforcer celle<;de Tormassow; que l’année du général Kutu-