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Mémoires
Russes ; quelques braves le suivent: la mort etla confusion volent sur ses pas; accablé bien-tôt par le nombre, épuise par de larges blés- 1sures, il est obligé de rendre les armes : maisses esprits reviennent, il se remet; l’indigna- ition lui donne des forces: il attaque, amène json escorte, et vient prendre part a la vie- itoire: elle n’était plus disputée. Nos troupes, ■accourues au bruit de la fusillade, s’étaientformées en avant d’Ohra, et avaient ouvert unfeu meurtrier: l’ennemi en est accablé; il plie,se débande, et n’échappe a la mort qu’en in-voquant la clémence du vainqueur.
Dans un instant les rues sont jonchées demorts. Cinq cents hommes mirent bas les ar-mes: la plupart étaient de cette armée de Mol-davie que nous avions presque détruite au pas- |sage de la Rérésina.
L’ennemi fuyait sur tous les points. Dansle Nerbung, a Neufahrwasser, partout il avait |expié, par la défaite les succès que la surpriselui avait donnés. Le major Nougarède n’avaiteu qu’a paraître pour disperser des nuées deCosaques qui s’escrimaient sans succès contrede faibles postes napolitains que nous avionssur les derrières. Des postes de dragons don-nèrent la chasse aux Russes qui s’étaient por-tés en avant de Saspe, et enlevèrent Brasen,
Nous occupions de nouveau les positions Itpie nous tenions avant l’attaque : malheureu-sement elles nous coûtaient assez cher. Nousavions six cents hommes hors de combat; ilest vrai que la plupart se rétablirent.bientôt deleurs blessures. De ce nombre étaient le majorlloradam, le colonel d’Eglofïstein et le géné-