du général Rapp. 245
„n’aurons pas plus a espérer de ressources du«dedans que du dehors.
,,L’état de composition de la ration depuis„le blocus fera connaître a votre altesse que,,j’ai apporté dans la distribution des vivres„toute l’économie que commandait notre posi-tion , et que j’ai employé a cette fin toutes«les ressources dont on pouvait tirer parti:,,mais ces ressources s’épuisent , et ce serait,(Vainement qu’on compterait sur celles qui„pourraient être la suite de l’expulsion des,,habitants; en effet, il ne faut, pour se con-vaincre de cette triste vérité, que se rappe-ler qu’il y a deux ans Napoléon fit requérir k«Danzic six cent mille quintaux de grains,„opération qui fut exécutée très rigoureuse-„ment. On ne laissa a cette époque que vingt„trois mille quintaux pour la subsistance de*„habitants. Depuis ce moment , ceux-ci ont«vécu avec cette portion et quelques minces,,quantités qu’ils avaient soustraites aux recher-ches les plus sévères.
„J’ai exposé plus haut a votre altesse la„perte mensuelle que nous occasionnent encore„les maladies. L’état de situation des troupes,,présente un effectif de vingt mille cinq cent,,cinquante huit hommes , ce qui suppose,„d’après les données trop certaines que nous«avons déjà, que la garnison sera réduite a la«fin de l’armistice a vingt mille hommes, dont,,il faut déduire au moins deux mille aux ho-spitaux, en supposant même que les privations«n’augmentent pas-les maladies. Que serait-ce«donc au mois de mai, lorsque la progression«de mortalité que l’état actuel des choses sup-