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Mémoires du Général Rapp, Aide-de-Camp de Napoléon / écrits par lui-même et publiés par sa famille
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du général liapp.

combattant toujours. Maîtres du village, lesalliés se précipitent tout d une haleine sur leplateau de l’Etoile , et s’en emparent. Les pos-tes qui restaient sur le rampant de la monta-gne étant désormais trop faibles, je les rappe-lai. L’ennemi occupait enfin la position; maisil la payait assez cher pour une simple levéede terre.

Plus il cheminait du côté de Langfuhr, plussa position devenait fâcheuse ; pris en flanc et.a revers, foudroyé par les batteries du Holm,il ne put bientôt plus déboucher des. redoutesqu’il avait élevées a Kabrun. Confus de s’ëtremépris sur le véritable point d’attaque, il porte,il concentre ses forces sur les hauteurs d’Ohra.Il tente tous les moyens de s’en rendre maître ;je n’en néglige aucun de les défendre. J’amé-liore, je multiplie mes ouvrages. Je mets a con-tribution toutes les lumières. Des officiere su-périeurs de chaque arme, présidés par le géné-ral Grandjean, avisent aux mesures qu’exigela sûreté de la place. Ils mettent nos vivres,nos munitions a l’abri des ravages de l’incendie.Ils divisent les approvisionnements, organisentle service des pompes, et font construire desmoulins, afin que si les bombes venaient a dé-truire ceux qu’on possédait encore, on fût amême de les suppléer. Cependant le feu desalliés allait toujours croissant. Les incendiessuccédaient aux incendies et menaçaient detout réduire en cendres. Tout a coup les batte-ries se taisent, la fusillade est suspendue. A cesilence inopiné, les habitants reprennent cou-rage ; ils courent, ils volent au secours des quar-tiers embrasés. «Malheureux ! iis disputent aux