du général Rapp.Réponse.
357
Sulmin, le 1 5 juin i8i3.
J’ai reçu la lettre que votre excellence m’a faitl’honneur de m’écrire en date du 14 juin, et je doislui avouer avec franchise que je 11e puis trop m’expli-quer les motifs des mésentendus qui existent relative-ment à l’exécutioji littérale des articles de la trêve.
Ce traité ayant déterminé des bases fixes pour évitertout sujet de contestation, il me semble qu’il seraitinfiniment plus simple et plus naturel de s'y tenir en-tièrement. J'avoue à votre excellence que c’est avecune véritable peine que je consens à m’en écarterd’après sa proposition. Il me semble que, par cet ar-rangement qu’elle désire, nous outre - passons d’unecertaine manière tous deux nos pouvoirs, et qu’il vau-drait beaucoup mieux de régler entre nous le rayonde neutralité d’après le sens littéral de l’armistice.Cependant, pour éviter toutes discussions ultérieures,je consens, d’après sa proposition, de laisser les chosessur le pied actuel ; j’ordonnerai même aux chefs demes avant-postes de s’entendre avec les vôtres pourfaire quelques arrangements qui pourront lui êtreagréables relativement à mes vedettes et à mes piquets,pour empêcher toute collision entre nos troupes lé-gères.
Pour ce qui concerne l’article des subsistances, lacommission rassemblée à cet effet a déjà commencéses séances, et j’espère que M. le colonel Richeinontsera bientôt en état de pouvoir lui annoncer que cetarticle a été définitivement réglé.
22