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Mémoires
manqué de produire les plus grands embarras, lescommissaires prussiens s’étant excusés sur le dénu-ment total des provinces limitrophes de Dantzic, quisont déjà chargées depuis si long-temps de l’approvi-sionnement de mes troupes. Si, comme je l’avais déjàdemandé plusieurs fois, il y avait eu ici, à mon quar-tier - général, conformément aux stipulations de latreve, un commissaire français en permanence, il au-rait pu se convaincre lui-même de l’embarras extrêmequ ont eu les commissaires prussiens pour se procurerles charrois et les vivres nécessaires pour le ravitail-lement de la place de Dantzic, et pour l’entretien demes propres troupes, de manière que ce n’est pointl’armée formant le blocus qui a mis des entraves au ra-vitaillement de la place de Dantzic. Au reste, ce n’estqu’à mon souverain, l’auguste empereur Alexandre,auquel je dois rendre compte de mes actions.
Je viens maintenant à un article beaucoup plus im-portant, puisqu’il peut avoir des suites très-consé-quentes ; car il paraît, d’après la lettre de votre excel-lence , quelle est décidée à recommencer les hostilitésde son chef, tandis que les places de Stettin et deCustrin sont aussi privées momentanément, commeDantzic, des fournitures stipulées dans l'armistice.J'espère au reste qu’elle fera de mûres réflexions surce quelle entreprendra; et c’est moi qui la rends res-ponsable de toutes les démarches quelle fera, et quipourraient empêcher les puissances belligérantes dese rapprocher.
Je lui envoie ci-joint la copie exacte de la lettreque j’ai reçue de M. le commandant en chef de toutes