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Les loix des bâtimens, suivant la coutume de Paris : traitant de ce qui concerne les Servitudes réelles, les Rapports des Jurés-Experts, les Réparations Locatives, Douairieres, Usufruitieres, Bénéficiales, &c / enseignées par m. Desgodets ...; avec les notes de m. Goupy ...
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514 COMMEMT PLACER LES POUTRESment prévenu tous ces inconvéniens & plusieurs au-tres , en ordonn:.rr que les poutres n’auroient leursportées que dans la moitié de Tépaifléur des mursmitoyens, ce qui sb doit exactement observer , &non-feulement à l’égard des poutres ,, mais encoreaux solives d’enchevêtrures & autres pièces de boisqui ont leurs portées dans les murs mitoyens , &même pour tous les crampons, harpons , ancres &tyrans, & autres fers qui seroient scellés &. portésclans les murs mitoyens, soit en les construisant ouaprès leur construction. ( a )

2. II semble par ce qui est dit au commence-ment de cet Article 208. aucun ne peut percer lemur mitoyen que jusqu à la moitié de sou épaijjèur

( a ) Les remarques que fait M. Defgodets dans.ee premierArticle pour engager & exécutera la Lettre, cet Article 10S.de la Coutume , íbnt fort justes ; cependant on ne l’obfervepoint exactement dans la construction desbátimens, le peud’épailîeur des murs mitoyens en est souvent la cause. En nedonnant de portée à une poutre que la moitié de l’épaiiseurde certains murs mi'oyens, s il arrivoit le moindre déverse-ment à ces murs , & queies poutres ne suivillenr point sincli-naison de ces murs, comme lorsque ces poutre? sont retenuespar sature bout avec des ancres de fer, elles se trouveroientpour lors sens portée, & en risquepu conse quent de tomberavec les planchers qu’elles lupnortoient ; c’est cette raisonqui engage à profite, de l’épailieur desmurs mitoyens , tantque l’on peut augmenter la portée des poutres, fur tout lors-que le Voisin n’a pas de cheminées vers le bout de ces pou-tres. Le seul inconvénient qui en arrive, c’est que loilqu’il scfait quelques changeinens de cheminées dans la maison duVoisin, son elt obligé de couper à coupd’ébauchoirles boutsde ces poutres pour mettre delluV une charge sustisente pourles garantir du seu. Quant à l’anticipation que fait la portéede ces poutres fur le terrein du Voilìn,suivant M. Desgodets,elle n’çst point regardée comme une .entreprise fur le terreind’autrui les Propriétaires voisins se permettent réciproque-ment ees anticipations, ou plúrôr ils le font tous les deux senss’en donner ayis pour leur utilité réciproque. "