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CAMPAGNE DE l8l4,
Afin de rendre toutes les troupes et les non*-velles levées disponibles , il charge la garde na-tionale de la garde des places, et du maintiende la tranquillité publique dans l’intérieur. Bienavant que le désastre de Leipzig eût menacé lesfrontières, le sénatus-consulte du 3 et le décretdu 5 avril avaient pourvu à la défense des côtes,et spécialement à celle des chantiers de marine,en groupant les départemens voisins en six ar-rondissemens , où des sénateurs avaient organisédes gardes nationales. Le contingent de chacunde ces arrondissemens variait de i5 à 3o millehommes, et des détachemens de i5oo à 3ooohommes d’élite, s’y trouvaient déjà en activité,prêts à se porter sur les points menacés. Le dé-cret du 5 avril avait en outre créé 3^ cohortesurbaines, pour la défense particulière des placesmaritimes. Un autre décret du 17 décembre ,long-temps discuté dan3 le conseil d’état, éten-dit cette mesure à toutes les places de guerre etaux villes de l’intérieur, et porta à près de 160mille hommes, la force des gardes urbaines ap-pelées à seconder ou à remplacer les garnisons.
Tandis que l’Empereur préparait ainsi laguerre, sa diplomatie n’était pas oisive, et lesnégociations qu’elle poursuivait avec chaleurétaient, du moins en partie, cause de la pra-rogation du corps législatif, sous les yeux duquel