Band 
Tome premier.
Seite
154
JPEG-Download
 

154 CAMPACNE DE l8l/{,

législatif n } attendaient qu’une occasion pour sedéclarer contre lui. Ce propos et vingt autresparticularités de cette espèce, la nature des liai-sons qu’on lui connaissait dans la capitale, l’épo-que de son départ, toutes ces circonstances réu-nies, firent conjecturer que son voyage en Suisse ne fut qu’un prétexte pour faire, en dépit de lapolice, d’importantes communications de la partd’un grand personnage aux Souverains alliés. Quece soit au reste par accident, ou par mission se-crète que cette circonstance ait été connue, iln’en est pas moins vrai qu’elle raffermit les deuxEmpereurs, et donna une nouvelle activité auxopérations. Les ordres furent expédiés pour con-centrer la grande armée sur l’Aube , d’où elledevait se porter simultanément sur Troyes aveccelle de Silésie . Ainsi par l’effet de cette résolu- *tion inopinée, Napoléon qui croyait rencontrerseulement des têtes de colonne, allait donner surdes masses, s’il ne découvrait à temps les impor-tans changemens qui ne tarderaient pas à s’opé-rer dans la position des armées alliées.

Après avoir arrêté toutes ses mesures dans lajournée du 26, il fixa l’attaque au lendemainmatin.

Combat do La cavalerie du comte Milhaud se mît en mou-s * lIlt ' Dmer 'vement sur Saint-Dizier , où le général Landskoyétait dans la plus grande sécurité. La cavaleriefrançaise surprit la sienne dans ses bivouacs. La