CHAPITRE VI. ID7
rait à se porter sur Arcis, lorsqu’il fut informéquele général Landskoy délogédeSaint-Dizierparl’avant-garde de l’armée française , se retirait parDoulevent et Soulaines sur Brienne . Cette nou-velle dérangea tous ses projets. Il n’était pas assezfort pour aller à la rencontre de l’Empereur, etmoins encore pour continuer son mouvementsur Arcis en le laissant sur ses derrières. Il résolutdonc de s’arrêter à Brienne, tant pour recueillirla division Landskoy et rappeler ses détachemensde cavalerie poussés sur Troyes et Arcis, que Npour observer la marche ultérieure des Français .
11 donna connaissance de sa situation au princeroyal de Wurtemberg et au comte Giulay qui setrouvaient aux environs de Bar-sur-Aube , et lesengagea à s’avancer jusqu’à Maison pour être àportée de le soutenir.
Le feld-maréchal ne tarda pas à recueillir lefruit de cette sage mesure, car le 28, il fut ren-forcé par le corps du comte de Wittgenstein,dont les têtes de colonnes débouchèrent à Join-ville. Rassuré par l’arrivée de ce renfort et par laproximité des autres corps de la grande armée,il revint à son projet de se porter en avant, etprescrivit au baron Sackeu de passer l’Aube àLesmont.
L’Empereur, de Montiérender, avait envoyé i/Emper»dans toutes les directions des reconnaissances ^ôcout».qui rentrèrent sans avoir rien rencontré. Cette