Troisième mo-ment.
L’Empereurfait ses dispo-sitions de re-traite.
Diversion surle centre.
l8l CAMPAGNE DE l8l4,
sa ligne de bataille a revers , et n’acculât l’arméeaux ponts de l'Aube , il accourut avec la divisionGuyot et une batterie qu'il fit appuyer par unebrigade de la division Meunier; mais ce renfortne rétablit pas l’équilibre : l’artillerie françaisecontrebatlue par 12 pièces de canon que le baronFrimont porta rapidement en avant du village,fat bientôt réduite au silence, et la cavalerieaustro-bavaroise en profita pour exécuter unecharge dans laquelle elle enleva 7 pièces et unecentaine d’hommes.
Les progrès décisifs du comte de Wrède, coïn-cidant avec la grande charge sur le centre, l'Em-’pereur jugea dès-lors la bataille perdue, et nes’occupa plus que des moyens d’assurer la re-traite. A cet effet, il ordonna au comte -Grouchy de retarder autant qu’il le pourrait avec la cava-lerie du comte Milhaud, la marche de l’ennemidans cette partie, et de soutenir le duc de Bel-lune, et au général Nansouty de faire bonne con-tenance en arrière de la Rolhière avec celle de lagarde; en même temps pour mieuxfaire prendre/le change aux alliés, il prescrivit au duc de Reg-gio de marcher sur la Rothière avec la divisionRothembourg et de chercher à y rentrer.
Cette division s’ébranla aussitôt et arriva de-vant le village a la chute du jour , au momentoù le général Colbert, par une charge heureuse,venait d’y refouler les Russes . Le duc de Reggio