CHAPITRE TU.
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Cette bataille qui aurait dû. devenir décisive observation,fut dénaturée par les bulletins des deux partis.Napoléon la représenta comme une simple affaired’arrière-garde, et les alliés Comme une actiongénérale dont ils rapportèTent toute la gloire augénie du feld-maréchal Blucber. Mais aux yeuxdes militaires éclairés, elle honora plus la bra-voure des deux armées, qu’elle ne prouva l’ha-bileté du vainqueur ; en effet, suivaut leur opi-nion , ce n’est qu’un choc en ordre parallèle, ouà valeur égale, les masses les plus fortes ontécrasé les plus faibles ; on n’y aperçoit aucunemanœuvre réellement savante. Si le feld-maré-chal prussien mérite des éloges pour avoir su,après le combat de Brienne, ménager sa jonctionavec la grande armée, attirer et tenir «on ennemien échec toute la journée du 3i ; il est bien loinle jour de la bataille d’avoir tiré de ses immensesressources tout le parti possible. Dans la positionoù se trouvait l’armée française, la droite ap-puyée à l’Aube , sur une ligne visiblement tropétendue pour sa force, ils prétendent que lepoint faible était ù sa gauche, et que le maréchalaurait dû y diriger sa principale attaque. Ce vicene l’ayant pas d’abord frappé, rien ne l’empêchait,lorsque le comte de Wrède eut chassé le duc deRaguse de Morvilliers, de porter rapidement lesréserves sur ce point et d’attaquer simultané-ment la Giberie, Petit-Mesgnil et Chaumenil,