CHAPITRE VII. ig3
lequel il laissa, pour s’opposer à sa reconstruc-tion, une brigade qui ne se retira qu’à ouzeheures du soir.
De son côté, le duc de Raguse s’étant mis eumarche sur Ronay , le matin parla petite roule,auraitexécuté son mouvement sans trouble, si lecomte de Wrède, qui se dirigeait au même mo-ment sur Lesmont, n’eut cru son flanc droit mena-cé, et quitté cette direction pour se porter surRonay par la grande route , dans l’espoir de cou-per ce corps du reste de l’armée française. Malgréla diligence qu’il mit à cette manœuvre, il ne ledevança pas au pont de la Voire; mais il arrivaassez tôt pour Je canonner si vivement, que lemaréchal se pressa de passer le premier pontet de le détruire. Les ofliciers du génie chargésde celte opération, n’en ayant lait enlever queles poutrelles , 4 à 5oo Bavarois parurent presqueaussitôt sur la rive droite, où, chargés par labrigade de cavalerie du général Curto, tout cequi ne fut pas sabré demeura prisonnier,
Plusieurs autres tentatives furent aussi infruc-tueuses que la première : la glace 6,e brisait sousJe pied de ceux qui quittaient la chaussée etcherchaient à s’approcher des bords de la rivièrepar la prairie ; ils enfonçaient dans l’eau jusqu’auxflancs, et se trouvaient exposés entre les glaçonsou feu de l’artillerie. Le duc de Raguse s’étaitétabli, avec une partie de son infanterie et 41 . i3
Combat d*Ronay.