CHAPITRE VII.
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qui de Saint-Thiébault s’était retirée aux Maisonsblanches. Les Autrichiens se reployèrent entoute hâte, et le maréchal occupa Etroy et sonpont. On ignore jusqu’où l’ennemi se serait laissépousser, si Napoléon n’eùt envoyé au duc l’or-dre de s’arrêter où il se trouvait. Des écrivainsmal informés ont prétendu que ce contre-ordrefut motivé par une dépêche du duc de Tarcntequi lui mandait l’évacuation de Châlons ; mais iln’eu est rien, et si la garde rentra dans Troyes vers quatre heures du soir, c’est que Napoléonavait remis l’attaque au lendemain.
A la chute du jour, l’ennemi enhardi par cetteretraite, attaqua le pont de la Guillotière. Lecomte Gérard qui le défendait fit bonne conte-nance : le combat fut vif et opiniâtre; le comteGolloredo, commandant le i er corps autrichieny fut blessé et ses troupes furent repoussées avecperte de 3 à 4oo hommes.
Dans la soirée seulement, des dépêches du duc deTfirente apprirent à Napoléon les événemeus quiavaient eu lieu sur la Marne , et l’occupation deChâlons par le général Yorck. Cette circonstancechangea entièrement ses projets, et le fit renon-cer à celui de tenir devant Troyes et d’y recevoirune seconde bataille. Voyant l’armée de Silésie s’avancer isolément sur la Marne , il jugeapouvoirtirer un grand parti de sa marche décousue, enbattant en retraite jusqu’à Nogent, d’où il serait à