204 CAMPA CIVE DE 1814,
trème gauche de la grande armée rejoindrel’hetman Platow, dont les cosaques couraientsur les routes de Sens et d’Auxerre . L’empereurde Russie , le roi de Prusse et le généralissimene portèrent leur quartier-général à Troyes quele lendemain.
La prise de Dijon, celle de Nancy , où résidaientles plus illustres familles de l’ancienne noblesse deBourgogne et de Lorraine , n'ayant fait éclore au-cun mouvement en faveur des Prim es de la Mai-son de Bourbon , les Souverains alliés furent très-surpris de voir jaillir les premières étincelles deroyalisme dune ville toute manufacturière. Telfut cependant l’effet que produisit leur présence àTroyes sur quatre à cinq royalistes, qui laissè-rent éclater leur joie , avant de connaître les in-tentions des alliés à l'égard des Princesdela Mai-son de Bourbon. D’après les communicationsfeintes ou hasardées de deux Français , officierssupérieurs au service de Russie , ils n’hésitèrentpas à quitter la cocarde nationale , et à re-prendre la Croix de St.-Louis. Cédant aux in-sinuations du prince royal de Wurtemberg, lemarquis de Widrange et Je ehevalieC Gouault seproposent d émettre leurs vœux dans une adresseà l’empereur de Russie , et vont demander les si-gnatures de tons ceox de leur parti; mais la plu-part des royalistes"craignent de së prononcer;,plusieurs chevaliers de St.-Louis, étonnés que-