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Tome premier.
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CHAPITRE IX.

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cari és tout-à-fait découverts. Chargés en flanc eten front , ils ne peuvent résister au choc et sontentamés. Tout ce qui ne fut pas sabré ou prisse jeta dans le bois qui avait sauvé les tirailleurs,et, à sa faveur, alla se rallier aux autres troupesamoncelées plutôt que formées au pied de lacôte deNesledaus le vallon de Château-Thierry ,en attendant qu'elles pussent s’écouler par lesponts de celte ville.

L’armée impériale continua dès-lors sans ob-stacle sa marche sur Château-Thierry . Le princede la Moskowa se dirigea à droite par les vignespour rabattre sur Etampes et Chierry ; mais sonmouvement que la nature du terrain retarda etforça d’élargir, n’atteignit qu’imparfaitementson but. Le duc de Trévise , avec toute l’infan-terie , suivit la grande route. Arrivés sur la côtede JVesle, les Français eurent alors comme dansun panorama , le spectacle du désordre et de laconfusion de celte armée à laquelle il ne restaitplus d’espérance de salut que de l’autre côté dela Marne; car la roule d'Epernay lui était coupéepar la cavalerie du général Letort qui menaçaitde l’acculer au pont.

Toutefois il devenait pour ainsi dire impossiblede tirer profit de ces premiers avantages. La hau-teur et l’escarpement de la côte mettaient le9alliés à l’abri, attendu qu’il n’y avait d’autre moyen