2^2 CAMPAGNE DE l8l4 »
événement, les escadrons de service de l'Empe-reur et la division Laferrière , chargent à leurtour d’autres carrés ; plusieurs tinrent ferme ;les jeunes grenadiers à cheval, mal accueillisde l’un d’eux , furent plus heureux contre unsecond qu’ils enfoncèrent et où ils lirent 5oo pri-sonniers : l'infanterie entra au pas de chargedans Fromentières.
Après cet échec j le feld - maréchal prussiencontinua sa retraite en échiquier, se couvrant ha-bilement de sa cavalerie et s’aidant des accidensde terrain qui facilitaient les chicanes. Dès quel’Empereur s’aperçut; de cette nouvelle dispo-sition , il ordonna au général Drouot de faireavancer toute l’artillerie de la garde ; ce qui futexécuté avec un tel succès que, pendant deuxheures, les masses alliées furent mitraillées par3o bouches à feu, sans pouvoir en mettre plusde G en action.
Quelque meurtrière que fut cette poursuite ,elle n’était qu’une diversion faite à dessein deretarder la marche de l’armée de Silésie : le gé-néral Groutliy lui préparait une plus terriblecatastrophe. Dès qu’il eut exécuté sa premièrecharge , prévoyant que l’ennemi allait continuersa route sur Eloges, il partit en diligence et vint,à travers bois , se placer à cheval sur la granderoule en avant de Champ-Aubert. 11 avait donnél’ordre au général Coin, commandant l’artillerie,