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Tome premier.
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271
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CHAPITRE t. 271

La garde parisienne qui commençait à s’orga-niser avait pris les postes des barrières, et dansun ordre du jour du g février, le maréchal deConegliano venait de lui rappeler son importanteet honorable destination : « Soit qu’il faille dé-« fendre l'enceinte contre les partis, ou mainte-» nir la tranquillité intérieure, et préserver la» capitale des désordres de la guerre. »

La nouvelle du combat de Champ-Aubertparvint le 11 février, au moment où le roi Josephpassait la première revue de la garde parisienne.Des ordres du jour répandirent successivementdans les légions, le détail de cette journée et descombats non moins glorieux de Montmirail,Château-Thierry et Yauxchamps. A l’effet pro-duit par la victoire , se joignait encore le suf-frage des militaires qui , avec la même fran-chise qu’ils blâmaient la bataille de la Rothière,louaient hautement , dans celte suite de com-bats, l’habileté de Napoléon à saisir les fautesd e l’ennemi , la résolution, la promptitude, etsurtout un genre d’action conforme à la naturede la guerre défensive contre un ennemi supé-rieur.

Leur opinion rendit quelque confiance au roiJoseph qui craignait d’abord que le combat deChamp - Aubert fût comme celui de Brienne,le brillant prélude d’une bataille perdue. Enuiênie temps, le duc de Conegliano profita de