CHAPITRE X. 283
couvrait Monter eau avec 6 à 800 chevaux can-tonue's au Fossard. Tels étaient les moyensréunis sur la Seine . Quelle que fût leur faiblesse,ils surpassaient de beaucoup ceux destinés à ladéfense de l’Yonne , qui déjà ne formait plusune ligne intacte, l’hetman Platow s’étant em-paré des ponts de Joigny et de Villeneuve-le-Roi,le I er février, avant qu’on eût eu le temps de lesrompre ou de les retrancher. Le général Alix gar-daitSens avec 2,400hommes, et se trouvait éche-lonné à Pont par un millier de gardes nationauxaux ordres du général Montbrun, et environ600 chevaux commandés par le général Ducoët-losquet. A l’extrême droite, le général Moreau,chargé du commandement d’Auxerre , cherchaità y réunir quelques troupes, mais jusqu’alorstous ses moyens se réduisaient à la compagn : e dé-partementale et à une vingtaine de gendarmes.
Quatre jours s’écoulèrent avant que la grandearmée prononçât de Troyes un mouvement of-fensif. Délivrés par la victoire de la Rolhière detoutes les craintes qui les escortaient en entranten France,les Souverains avaient pris une telleopinion de leur supériorité sur Napoléon, unetelle confiance dans leurs dispositions, qu’ilssemblaient attendre à Troyes l’effet du mouve-ment du feld-maréchalBlucher, plutôt que réso-lus à le favoriser, en s’avançant vers la Seine avecla grande armée.