CHAPITRE XII.
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léon feignit de les recevoir à récipiscenee. Seule-ment le propriétaire de la maison 011 l’empereurAlexandre avait logé, fut mandé au quartier-im-périal , admonesté vivement et obligé, dit-on, deremettre à l’administration des hospices, la baguedont son bote lui avait fait cadeau. La réprimandefaite à cet habitant causa le plus sensible déplai-sir à tous les citoyens , parce qu’elle était injusteet passait les bornes de la décence.
Mais l’Empereur en traitant avec indulgence lesroyalistes deTroyes ,ne parut pas disposé à lais-ser impunies à l’avenir les tentatives en faveurdes princes de la maison de Bourbon; car undécret prononça le même jour peine de mortcontre tout Français qui porterait une cocardeou des décorations autres que celles permises.La même peine fut réservée à ceux qui suivraientles armées ennemies , ou y prendraient duservice.
Ce décret, celui qui prononça la destitution dupréfet Cafarelli, pour ne s’être pas mis en mesurede venir occuper son poste lorsque l’armée ren-tra dans Troyes , ne parurent aux yeux de la mul-titude, que des actes d’une juste sévérité.
Peu d’heures après sou entrée à Troyes , l’Em-pereur reçut l’avis que les commissaires nomméspour conclure l’armistice se rendaient à Lusigny.En conséquence il y envoya dans la journéele comte Flahaut son aide-de-camp, lequel y