CHAPITRE XIII.
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Ch&lons, et va se jeter clans l’Aisne entre Vailly et Soissons, après avoir arrosé Reims, Fismes etBraisne; l’Ourcq surgit à un myriamètre Sud-Estde Fère-en-Tardenois , passe à La Ferté-Milon,et va grossir la Marne au-dessous de Lizy.
La contrée , fertile en grains et en vins,est d’ailleurs peu praticable aux armées. Outreces deux rivières qui forment obstacle auxmouvemens, la montagne de Reims entre cetteville et Epernay , et plus loin en arrière, les fo-rêts de Compiègne et de Yillers-Cotterets pro-curent des moyens de chicane contre l'ennemicpii cherche à déborder la ligne de défenseentre Seine et Marne pour tomber dans le bassinde l’Oise par la vallée de l’Aisne ; et la place deSoissons, située au nœud des routes*de Reims ,de Laon et de Compiègne , lui interdit, en quel-que sorte , la seule praticable pour arriver àParis dans cette direction.
En effet, en jetant un coup-d’œil sur la carte,on voit que les grandes routes qui traversentle pays se réduisent à trois ;
1 De Paris à Creil , par St. -Denis et Luzarcbes;
2. De Paris à Compiègne , par Senlis et Ver-berie ;
3 . De Paris à Soissons , par Nanteuil et Villers-Gotterets.
Les communications ne sont guère plus nom-breuses ; on compte :