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sans la laisser sur son flanc gauche. Le feld-maréchal décidé à tenir sur le plateau, fit debonnes dispositions ; et si le changement defront, la cavalerie du baron de "Winzingerodeen avant, pour tourner la droite de l’Empereur,ne lui réussit point à cause de la difficulté deschemins, il faut convenir qu’il n’en fut pas moinsbien conçu.
Quelles que soient les raisons qui déterminè-rent le mouvement offensif de l’Empereur, il estdifficile de le justifier. Le grand coup qu’il espé-rait porter à l’armée de Silésie étant manqué parla reddition de Soissons , tous les militaires ontpensé que des manœuvres au-delà de l’Aisne ne pouvaient réparer ce malheur. Couper lefekl-maréchal Blucher de la Belgique , n’était se-lon eux, qu’une opération secondaire, laquelleimposait une tâche d’autant plus difficile à l’ar-mée française , qu’en isolant l’armée combinéede Silésie et du Nord de ce côté, ou lui laissaitle champ libre pour se rapprocher de la grandearmée.
Parvenu au pied du plateau de Craone, l’Em-pereur ne pouvait se dispenser de l’attaquer. Parun hasard heureux, il n’eut affaire qu’à la gauchedu maréchal Blucher, pivot du mouvement pro-jeté sur Fétieux, et qui se trouvait séparée parla Lette du reste de l’armée ; mais par cela mêmeaussi la bataille devait être sans grand résultat,