CHAPITRE XVIII. 83
son corps donner sur l’armée française , si leprince en lui ordonnant de s’en approcher^ nelui eût expressément défendu de s’engager avecelle.
Les Wurtembergeois et le corps de Rayefski,après avoir passé l’Aube sur un pont jeté au-dessus de Chaudrey, allèrent prendre position àDampierre et à Luislre, couverts par deux bri-gades de cavalerie légère.
Au point du jour, le comte Giulay, maîtred’Arcis, voulut en rétablir le pont ; mais pen-dant la nuit, le duc de Reggio avait pris toutesses mesures pour défendre le passage, et hérisséde batteries la rive gauche de l’Aube , depuisOrmes jusqu’à Torcy . Les tentatives des Autri-chiens furent déjouées par un feu vif et biendirigé, que la brigade Maulmont entretint jusqu’àx 1 heures du soir quelle rejoignit à Chêne .
Le duc de Tarente avec les 2 e et i i e corps d’in-fanterie , les 5 e et 6 e de cavalerie, et une partie decelle de la garde mise momentanément sous sesordres, passa du camp d’Ormes sur les hauteursde Dosnon, manoeuvra contre le comte Osche-rowski qui visait à couper la route de Vitry, etle tint en échec le reste de la journée.
L’Empereur avec les troupes de sa garde ,après avoir passé la Marne au gué de Frignicourt,chargea le prince de la Moskowa de sommerVitry. Cemai’échal s’approcha de la place avec la
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