CHAPITRE XIX.
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pour s’opposer à la construction du pont, plaçanten cas d’événement, les cuirassiers du généralBordesoulle et une partie de son infanterie, enréserve sur les hauteurs de Roucy. Le duc deTrévise continua son mouvement sur Reims , oùil s’établit poussant les dragons du général Rousselà Neuvillette.
Les deux corps prussiens arrivés à leur desti-nation, s’occupèrent sur-le-champ, Yorckd’em-porter Béry-au-Bac que la division Ricard défen-dit avec opiniâtreté, et Kleist de jeter son pont.Les travaux de ce dernier furent contrariés toutela matinée par le feu d’une batterie placée avan-tageusement et celui de 3oo tirailleurs. Cepen-dant vers la fin de la journée il fut achevé, etalors il fallut bien renoncer à défendre la rivegauche de l’Aisne . Le maréchal avec le gros deson infanterie, se mit en mouvement sur Fismes ,laissant pour faire sauter le pont de Béry unebrigade d’infanterie et une de cavalerie.
Le pont détruit, cette arrière-garde se retiraiten toute sécurité, lorsque le général Czernischew,qui avait passé l’Aisne au gué d’Asfeld , atteignitla cavalerie légère des Français , et la poussa endésordre sur l’infanterie.
Le feld-maréchal fit poursuivre le duc de Ragusepar 3 régimens de cavalerie légère et les réservesdes deux corps prussiens, sous le général Zie-then, qui alla s’établira Cormicy. L’armée prit