Band 
Tome second. Première partie.
Seite
109
JPEG-Download
 

CHAPITRE XIX. 109

el continuèrent seuls le 23 leur marche sur Châ-lons. L’avant-garde formée par le général Mer-lin , découvrit près de Bergères un poste de ca-

1 valerie, et lui donna la chasse. C’était le piquetd’un fourrage que le général Tettenborn avaitordonné dans Vertus. La cavalerie légère leculbuta, lui prit ses trousses et environ 100 cava-valiers montés. L’armée s’établit à Bergères etEtoges, où le général Vincent la rejoignit heu-reusement; après avoir chassé chemin faisant unparti russe d’Orbais.

Un officier de l’état-major du comte Belliardayant trouvé dans son logement à Vertus, deslettres adressées au baron Tettenborn, qui an-

* nonçaient clairement la résolution prise parl’Empereur de Russie de marcher avec les deuxgrandes armées sur Paris , s’empressa de les re-mettre aux maréchaux ; malheureusement ilscrurent voir un piège dans l’oubli de ces papiers,et cette trouvaille qui pouvait leur être si utile,ne servit à rien.

Cependant le feld-maréchal Blucher désespé-rant de les empêcher de rejoindre l'Empereur,sentit la nécessité d’opérer au plus vite sa jonc-tion avec le généralissime , afin de prendreNapoléon sur son flanc gauche et ses derrières,

* tandis qu’il aurait à combattre en front le princede Schwarzenberg. Laissant donc les deux corpsprussiens à la poursuite des maréchaux, il or-

h

Lefeld-raaré-chal Blucherprend îa réso-lution de sejoindre à lagrande armée.