CHAPITRE XIX.
113
Soude. Dès-lors ils se félicitèrent du parti qu’ilsavaient pris, et se crurent sauvés ; car leur jonc-tion pouvoit s’opérer dans la matinée du lende-main. Tous deux envoyèrent des officiers prendreles ordres des maréchaux.
D'un autre côté, le ministre de la guerre, auquell’Empereur avait recommandé le 23, avant sondépart de Sommepuis, d’avoir l’oeil sur le ras-semblement de troupes qui allait se former àSézanne, venait d’y envoyer le comte Compans.Ce général arriva fort à propos pour calmer letrouble causé par l’apparition de quelques cou-reurs prussiens sur la route de Montmirail , dansl’infanterie de l’adjudant-commandant Noizet etles deux régimens de marche de cavalerie qui s’ytrouvaient.
Ainsi, le hasard semblait encore une fois cou-vrir l’erreur des maréchaux et grouper autourd’eux, pour la retraite, la majeure partie destroupes dont ils auraient pu se renforcer dansleur marche offensive.
Cependant la notification de la volonté del’empereur Alexandre , et les nouvelles impor-tantes reçues de l’armée de Silésie , donnèrentlieu à un conseil de guerre qui se tint en plein airà 2 ou 3 kilomètres de Sommepuis, sur un monti-ticule à droite de la route. Là il fut résolu « que les» Alhés marcheraient sur Paris , dont les routes» leur étaient maintenant ouvertes : la grande2 . 8