CHAPITRE XX.
121
Graham, celui-ci promit d’autant plus volon-tiers de l’aider dans cette entreprise , quellesemblait lui procurer l’occasion de brûler l’es-cadre d’Anvers . En conséquence, le général prus-sien détacha les partisans de Colomb, renforcésd'un gros corps de cavalerie et de quelque infan-terie , sur Venloo , se proposant par là de couperla communication du maréchal avec Turuhout,et d’intercepter celle de Maëstricht ; il fit filer en-suite deux régimens de cosaques par Tilbourg etEyndhoven sur Turnhout , afin d’éclairer les mou-vemens du général Desnoëttes; puis il se disposaà attaquer le 10 janvier, la ligne française surtrois points différens.
A gauche, le général Borstell avec sa brigade,soutenue d’une partie de l’artillerie russe, devaitse porter sur Hooghstraeten, et l’enlever ; le géné-ral Thumen au centre , après avoir réuni sesmoyens à Gros-Zundert, avait l’ordre de forcerLoenhout et West-Wesel. A droite enfin, legénéral Oppen avec la brigade Krafft, l’autre par-tie de l’artillerie russe et toute la cavalerie de laréserve prussienne, devait marcher par Ansveen,sur la route de West-Wesel à Hooghstraeten etAnvers , de manière à tourner la division Ro-guet, la prendre en flanc et à dos, et lui couperla retraite sur Anvers . Cetle attaque était com-binée avec le général Graham, qui se réserva