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Tome second. Première partie.
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CHAPITRE XX.

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mencer l’attaque. Ce n’était pas d’ailleurs uneentreprise facile : il fallait emporter de viveforce de bons retranchemens derrière lesquelsles Français tiraient à coups sûrs. Trois fois lesPrussiens cherchèrent à les enlever d’assaut,et payèrent chèrement leur témérité. Enfin ,après six heures d’un combat trop inégal, legénéral Thumen s’étant porté sur le pont de laSchin, qu’il aperçut n’être pas couvert, le ducde Plaisance crut prudent de le lui céder et dereplier le général Aimar en avant de Borgerhout,ne supposant pas que les ennemis osassent dé-passer le village de Deurne qui était en feu. Cetteretraite prématurée faillit avoir des suites fâ-cheuses ; à peine fut-elle prononcée qu’une nuéede tirailleurs prussiens, rabattant sur la droite enavant du marais, vint assaillir et fusiller à boutportant les bataillons en retraite. A la vue deleur mouvement, qu’une forte masse débou-chant du pont se disposait à soutenir, le cornueRoguet, saisissant l’à-propos, ordonne au chefd’escadron Briqueville de charger la tête de co-lonne avec environ 100 lanciers, tandis qu’unbataillon du 12 e de tirailleurs et un du i 3 e devoltigeurs l’aborderaient sur ses flancs. Cettecharge eut un plein succès : les Prussiens furentenfoncés, rejetés sur le pont, et poursuivis à coupsde lance jusqu’au-delà de Deurne . Leurs tirail-leurs coupés, essayèrent de s’échapper en tra-