CHAPITRE XX. l45
son, après avoir réuni ses troupes à Menin, n’eutpas de peine à le chasser.
Sur ces entrefaites, le duc de Weimar , ren-forcé parla brigade d’Anhalt-Thuringe, et atten-dant sous peu de jours la brigade prussienne deZielenski, à laquelle Gorcum venait de se rendre,ordonna aux généraux Lecocq et Ryssel de faireune reconnaissant e des places de Condé et deMaubeuge , qui gênaient singulièrement ses com-munications avec l’armée de Silésie , et sur les-quelles il avait des vues.
Or, dans le même moment, le général Maisonqui projetait de se réunir à Gand à la divisionRoguet, devenue inutile à Anvers tant que lesAnglais seraient hors d’état d’en commencer lesiège, voulant donner le chauge sur ses véri-tables intentions, avait ordonné au général Castexde culbuter tous les postes prussiens qui obser-vaient la rive droite de la Marque, et au généralCarra-Saint-Cyr, commandant supérieur de Va-lenciennes , Bouchain et Condé, de se porter avecleurs garnisons, formant environ 1800 hommeset trois pièces de campagne, sur la route deTournay .
La colonne du général Lecocq rencontra ino-pinément le général Saint-Cyr, qui le repoussade Vieux-Condé au-delà de Peruvels, et lui mitune centaine d’hommes hors de combat ; le ge-neral Ryssel, inquiet de la canonnade qui grou-t2. 10