ig8 CAMPAGNE DE l8l4,
Le Roi .le une affreuse perplexité : car il se voyait forcé
retraite. de combattre le corps de Grenier, ou de re-noncer à la cause qu'il venait d'embrasser. Lesagens de l’Autriche et de l’Angleterre l’obsé-daient de représentations; mais toutes les pro-testations qu’avait pu lui faire lord Bentinck ,ne le rassuraient qu’imparfaitement contre lescraintes d’un retour de la Fortune envers Napo-léon. Usant encore une fois de moyens dilatoirespour justifier son inaction, il reprocha au feld-maréchal Bellegarde de ne pas profiter de sesavantages sur le Vice-roi considérablement affai-bli, et prétextant le danger que courait alors sonliane droit, il céda le terrain sans combat au furet à mesure que les Français avançaient.
Parme Lat de • ^e comte Grenier étant parvenu à franchirle Taro le 2 mars, les Napolitains battirent enretraite. Les Français marchaient sur trois co-lonnes, serrant vivement la brigade autrichienned’arrière-garde qu’ils espéraient entamer. Eneffet, obligée de faire front pour ralentir la pour-suite , elle est ramenée sur la division Nugent,dont la queue sortait à peine de Parme, et n’ad’autre moyen d’arrêter leur impétuosité, que dejeter dans la ville le régiment de l’archiduc Fran-çois-Charles.
Le comte Grenier sans différer, enjoint augénéral Rambourg de continuer à harceler l’en-nemi en tournant Parme par la gauche, tandis