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CAMPAGNE DE l8l/(,et renvoyés à leur Roi, soit par mépris, ou par po-litique, afin de fortifier les soupçons que les Au-trichiens avaient d’une intelligence secrète entrele prince Eugène et lui.
L’issue de cette affaire, honorable pour le gé-néral Grenier, paraît aux militaires le résultatcl’une aberration de Joachim. En effet, résolu àse replier sans combat, pourquoi se laissait-ilserrer de si près, et ne s’était-il pas mis en mou-vement dès la veille ? La seule raison qui puissele justifier, c’est l’extrême répugnance qu’opposale général Nugent à l’exécution de ses ordres deretraite, dont il ne comprenait pas la nécessité,et l’intention bien prononcée de s’engager pourmettre le Roi de Naples dans l’alternative de com-battre ou de se déshonorer.
Le 2 mars au soir, les Français s’établirent surl’Enza , et poussèrent le lendemain la brigadeRambourg sur Reggio , dont elle chassa une cen-taine de chevaux ennemis. Le général Severolivint le 4 l’y soutenir avec 7 bataillons , et se fitprécéder à Rubiera par une faible avant-garde ;Je général Gratien resta en réserve derrière l’Enzaavec un pareil nombre de bataillons. Ainsi le butdu détachement du lieutenant-général Grenier futrempli, et les Austro - Napolitains écartés. LeRoi décidé même, s’il le fallait, à se retirer surJeTanaro, évacua son matériel jusqu’à Ferrare ;la brigade Stahremberg était presque détruite ;