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CHAPITRE XXII. 25l
se rendre maître de Mâcon : il comptait sur la di-version du général Bardet, et surtout sur lemouvement du général Ordonneau ; mais lapremière n’eut, pas lieu , et celui - ci ayantdonné vers Léger et Yinzelles contre l’aile droitedu baron Bianchi, fut arrêté par les régimensd’Esterhazy et de Davidowicli, que la brigadede grenadiers vint renforcer. Après une heured’une canonnade trop inégale à la droite et aucentre, et plusieurs charges faites et reçues avecvigueur à la gauche , le général Musnier voyant5 de ses 9 pièces démontées, sa droite manquerde cartouches , et sa gauche menacée d’une1 charge de cavalerie, ordonna la retraite, et fut
assez heureux pour l’exécuter sans accident.
La perte des Français dans cette affaire fut de93 hommes tués, 23o blessés, 36o prisonniers etde 2 pièces démontées qui restèrent sur le champde bataille faute de chevaux. Elle eût été bienplus considérable si le baron Bianchi les eût faitpoursuivre par de la cavalerie et de l’artillerielégère.
Sur le rapport de ce combat, le prince Philippejugeant que son adversaire avait concentré sesforces à Villefranche , fit passer toutes les siennes* sur la droite de la Saône , et les réunit aux envi-rons de Mâcon dans la journée du 16. Le lende-main , il les mit en mouvement sur deux colonnespnncipales , aux ordres des généraux Bianchi et