CHAPITRE XXII.
d’y arrêter les Alliés jusqu’à l’arrivée de la 2 e divi-sion tirée de Catalogne ; car il manquait de mondepour couvrir la roule de Moulins à l’Arbresle ; etle général Bardet, renforcé même de la garnisonde Lyon , n’était pas sûr de tenir tête à la divisionHardegg; néanmoins, comme la perte de cetteposition entraînait celle de Lyon , qu’il n’avait paseu la précaution de mettre en état de défense, ilue voulut point la quitter sans y être forcé par lesort des armes, et clans cette fâcheuse conjonc-ture calculant ce qu’il pouvait avec ce qu’il auraitfallu, il détacha un bataillon et 100 chevaux à latour de Salvagny, en attendant que le généralSaint-Sulpice y envoyât de Lyon tous les gardes
dlionueur du dépôt de son régiment en état demarcher.
Tel était l’état des choses au 19 mars. Par suited'une série d’opérations plus malheureuses lesunes que les autres, le sort de Lyon dépendaitdune bataille dont toutes les chances s’annon-caient en faveur des Alliés. Le prince Philippe au-quel sa grande supériorité donnait les moyens des étendre impunément, sentit bientôt l’avantagequil aurait à manoeuvrer pour tourner le flancgauche d u duc de Castiglioue, et gagner la routede Moulins . Laissant en conséquence la divisionHardegg et la brigade du prince de Cobourg sur lavive gauche de la Saône afin d’occuper le généralBardet, il employa toute la journée aux raouve-