CHAPITRE XXIII.
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lui permît de repasser les Pyrénées avec toutesses garnisons.
En effet, depuis le mois de décembre jusqu'au Attaque au
. # L * * pont de Mo-
i5 janvier, les Alliés ne firent aucun mouve-deiRey.ment. Sortant enfin de léthargie, leurs chefsont une entrevue le 14 à Yilla-Franca, et convien-nent que les généraux Clinton et Sarsfield atta-queront le lendemain le pont de Molins-del-Rey,tandis que le général Copons , par une marcheforcée , se portera à Papiol, et tâchera de pren-dre en flanc les Français , et qu’un détachementfera des démonstrations sur la Gariga.
Ce plan d’attaque s’écartait trop des règlesordinaires pour obtenir le moindre succès, caril amenait les masses sur le point Je pi us fort de laligne , et tendait à rejeter les Français sur leurroute naturelle de retraite. Des officiers ont penséqu’il eût été plus simple de charger une divisionde l’armée anglo-sicilienne d’une fausse attaquesur le Llobregat inférieur, tandis que sir Clintonet le corps du général Sarsfield filant par Men-resa et Collent sur Yicq, se seraient réunis àl’armée de don Xavier Elio, pour déboucher surSanta-Coloma avec 3o mille hommes. Celte ma-nœuvre eût coupé l’armée française en deuxparties qu’on eût ensuite successivement acca-blées et forcées de se retirer à Barcelonne et àGirone .
Le duc d’Albufera prévenu par ses émissaires