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Tome second. Deuxième partie.
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382 CAMPAGNE DE l8l4,

la cavalerie du duc de Trévise sur la route deTroyes à Châlons et vers St.-Quenlin à sa droite ,n’aperçurent aucune troupe dans la directionde Nuisement, et les rapports des paysans firentprésumer que Châlons n’était occupé que parquelques centaines de chevaux ennemis. De leurcôté, les patrouilles du duc de Raguse, dirigéesvers Maisons, ne rencontrèrent aucun parti, etl’on en conclut que l’Empereur ayant repousséles Alliés au-delà de St.-Dizier , on pourrait sansdanger s’approcher le lendemain de Vitry par faroute de Sommepuis. A la chute du jour, l’hori-zon fut éclairé par une ligne immense de feuxentre la Cosle et la Marne . Cette circonstance,appuyée des rapports de plusieurs officiers, nepiqua pas la curiosité des Maréchaux, qui pas-sèrent la nuit dans une parfaite sécurité , déter-minés à continuer le lendemain leur chemin surVitry. 1 ■

En effet, l’avant-garde du duc de Trévisé're-monta la rive gauche de la Somme-Soude, le 25à six heures du matin, tandis que les trois'divi-sions de la Garde levaient leur camp^pour' seporter à Soudé-Notre-Dame . 1 8

Cependant, en exécution du projet arrêté laveille, la grande armée alliée s’avançait en troiscolonnes sur Fère-Champenoise : les gardes etréserves, le long des rideaux, dans la direction deMontepreux; le corps russe de Rayefski et les