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Tome second. Deuxième partie.
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4û6 CAMPAGNE DE l8l4 ,

lominiers , le général français fut obligé de re-passer la Marne à Trilport, avant d’avoir eu letemps de faire amener les bateaux de la rivegauche. L’ennemi s’en servit pour jeter aussitôt del'autre côté une nuée de tirailleurs et quelquescentaines de chevaux, pendant qu’il construisaitses ponts sous la protection d’une vingtaine depièces de canon.

Dès qu’ils furent achevés, la cavalerie du gé-néral Katzler et du colonel Blucher, soutenuede l’infanterie du général Horn, déboucha, etaprès un combat assez vif avec les troupes dugénéral Ledru, les forcèrent de se retirer sousMeaux . Une partie de l’infanterie des Alliés lon-geant la rivière, se glissa dans le faubourg deCornillon, et y fusilla avec celle du généralCompans. Les corps d’Yorck et de Kleist bivoua-quèrent à Trilport, celui du comte Langeron àSt.-Jean et Sameron; les troupes du baron Sackenà La Ferté-sous-Jouarre; le corps du comte deWoronzow à Bussières.

Quoique la grande armée n’eût aucun obstacledevant elle , elle ne fit pas plus de chemin que laveille , et coucha à Guerard, Mouron, Saint-Pierre-en-Veuve , Chailly et Monlaimey.

La nuit duay au 28 fut fort tranquille à la grandearmée alliée et aux corps des Maréchaux ; maissur les bords de la Marne , îl y eut une fusillade