CHAPITRE XXVI. L fl 5
pour la journée du lendemain, terminera cetexposé. (
Quel que soit notre désir de l’esquisser briè-vement, ce développement des ressources de ladéfense et des causes qui l’ont abrégée sera fortétendu ; mais il peut seul, en la dégageant de dé-tails qui l’embarrasseraient, rendre intelligiblela relation de la journée mémorable du 3o mars ,expliquer les incidens variés qui la compli-quent , et cette apparente fatalité qui n’a ra-mené Napoléon sous les murs de Paris , que pourêtre l’impuissant spectateur de ce grand évé-nement. (
Avant d’entrer en matière, les lecteurs mili- Topographie
du champ de
taires nous sauront gré d’arrêter un instant leurs bataiUe.regards sur la topographie du champ de bataille,et de les mettre à même, par une descriptionaussi exacte que possible, d’apprécier ce qu’ona fait et ce qu'on aurait pu faire pour la défensede la capitale.
Du groupe des hauteurs de Carnetin qui do-mine Claye , Anet et Lagny , se détache sur Au-teuil une chaîne continue de collines et de pla-teaux plus ou moins élevés, séparant le bassindes ruisseaux de Saint-Denis d’avec les eaux quitombent directement dans la Marne et la Seine ,entre Lagny et Saint-Cloud .
Au village de Rosny cette chaîne s’abaisse etforme un col entre la plaine de Bondi et le bassin