CHAPITRE XXVI.
nel pour une cote égale ou supérieure à 10 fr.et s’éleva à plus de 3i mille inscrits. Son orga-nisation 11e s’était faite qu’en dépit, et au milieudes obstacles de tous genres; suivant une remar-que du chef de l’état-major , l’Empereur l’avaitorganisée malgré lui , malgré elle . Les Parisiens se ressouvenaient du i3 vendémiaire; ils se rap-pelaient avec quelle précipitation l’organisationde la garde nationale commencée à l’époque del’expédition de Walcheren , avait été condamnéeet détruite. La défiance était extrême ; et auxyeux mêmes de ses officiers , cette institution neparaissait qu’une sorte de conscription indéfinieet un moyen d’obtenir des levées indirectes pardes contingens d’activité. Napoléon de son côté,n’armait qu’avec répugnance une force ennemiede son pouvoir absolu; et, suus le prétexte d’é-viter l’embarras de sa mise en activité , il prenaittoutes les mesures pour quelle ne pût maîtriserle gouvernement.
Les motifs qui écartèrent, en janvier, le projetde saisir par des ouvrages en terre les sommitéset les têtes des faubourgs extérieurs, firent re-jeter à l'Empereur l’idée émise par son auteurd’organiser les gardes des arrondissemens deSaint-Denis et de Sceaux , et d’attacher celles desfaubourgs extérieurs aux légions correspondantesde Paris ; mais les considérations qui ramenèrentau projet de défense , militèrent en faveur de ce