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Tome second. Deuxième partie.
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438 CAMPAGIVÈ DE l8l4,

inquiétude porte et retient hors des maisons *sur les places, les quais et les boulevards , surles routes et les hauteurs voisines, une partie dela population de la capitale.

On aûiche sur tous les murs , on met à l'ordredu jour de la garde nationale et de la garnison ,la proclamation si connue du roi Joseph , et,presque au même moment, on lit dans le Moni-teur que l’Empereur a battu , le 26 à St.-Dizier ,le général Winzingerode , lui a fait 2,000 pri-sonnier et pris son artillerie. La foule en conclutque Napoléon peut arriver à Paris en même tempsque l’ennemi, mais ne sera suivi que de loin parl’armée française et même la cavalerie ; en effet,cela n’était pas impossible , s’il eut pris cettedétermination à l’issue du combat de St.-Dizier ;il fallait seulement qu’après avoir cessé de cou-vrir la capitale pour agir sur les derrières de l’en-nemi , il changeât de plan, et que la défense decette ville, qu’il avait considérée comme puobjet secondaire , devînt le sujet principal de sescombinaisons. Toute incertitude , tout retarddans un moment si décisif, devait lui faire man-quer l’un et l’autre but.

Joseph mieux instruit des projets de son frèreque des desseins de l’ennemi, croyait cependantn’avoir à repousser qu’un de ses corps d’armée,et ne désespérait pas d’en venir à bout avec laréunion de troupes qui allait s’opérer sous lesinurs de la capitale*