45o CAMPAGNE DE l8l4,
directeurs de l’artillerie et du génie. Le Ministrede la guerre, le Ministre-directeur, le premierInspecteur-général du génie s’y rendent succes-sivement. Les officiers-généraux, supérieurs etparticuliers qui se trouvaient à Paris sans desti-nation se portent en foule sur ce point, deman-dent et attendent des ordres.
Du pavillon où le Roi s’était placé on décou-vrait au loin la plaine de Saint-Denis ; mais on nepouvait apercevoir ce qui se passait sur les deuxrives du canal de l’Ourcq, ni sur les hauteurs deRomainville . Conformément à l’ordre qu’il enavait reçu du Roi, dans la reconnaissance de laveille , le chef d’état-major de la garde parisiennese porte sur les hauteurs pour observer les forces,la position et les mouvemens de l’ennemi.
Le maréchal duc de Conegliano que cettemission obligeait de veiller lui-même à l’exécu-tion du dispositif d’ordre et de défense prescrità la garde parisienne, inspecte les légions, faitrenforcer les barrières menacées, harangue lesbataillons et les détermine à envoyer des déta-chemens sur les hauteurs, et des tirailleurs surla ligne ou sur les ailes de l’armée.
Cependant l’armée s’ébranle et se porte surle champ de bataille.
Sur la ligne assignée au duc de Raguse , la ca-valerie et les troupes stationnées à Montreuil ,Malassise et Bagnolet tenaient déjà la droite et les