5lO CAMPAGNE DE l8l4,
la Capitale , avec la garde nationale et les faiblescorps des sapeurs-pompiers et de la gendarmeriemunicipale. Le premier avait à redoubler de vi-gilance contre l’incendie qui pouvait devenir à lafois un signal et un moyen de désordre et de piilage. La gendarmerie suffisait à peine à la gardedu Palais de Justice et au service spécial de lapréfecture de police; le reste du service , dansl’intérieur et aux barrières roulait sur la’gardenationale sous les armes depuis dix heures dumatin, et qu’il importait de tenir jusqu’au len-demain tout entière sur pied. En etfet, il fallaitcontenir, aux barrières et aux brèches de l’en-ceinte, les cosaques et les troupes irrégulièresqui cherchaient à pénétrer dans Paris par dessusles palissades; prévenir ou réprimer les excès desmaraudeurs et des gens à la suite de l’armée quiréclamaient leur part du butin qu’on allait, di-saient-ils, abandonner à l’ennemi; empêcher etdissiper les rassemblemens des gens sans aveu,et d'une foule de malheureux réduits à la misèrepar la guerre et la stagnation du commerce etde l industrie.
Le duç de C’était dans ce moment difficile que la Gardemet le com- parisienne allait perdre 1 e chef qui jouissait à juste
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Garde parisi- titre de sa conliance et de son ariection. Un ordre
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de Montmo- impératif obligeait Je duc de Conegliano a suivrerency. l’armée. Par le départ des aides-majors-générauxplus anciens de grade ou de nomination, il ne