CAMPAGNE DE lSlZfî
translation du. Gouvernement à Blois , et l’éloigne-ment de l’armée, laissaient le parti delà régencesans organes et sans appui. Il ne restait à Paris personne qui eût titre ou qualité pour plaider sacause; de plus , l empereur d’Autriche se trouvaità Dijon , ët le prince de Scliwarzenberg semblaitannoncer dans sa proclamation que sesinstruc-tions étaient subordonnées au vœu des Parisiens ;en sorte que tout concourut à écarter les propo-sitions en sa faveur.
Le parti de la restauration favorisé en se-cret par le prince de Bénévent, acquit tout-à-coup en lui un chef qui conservait d’anciennesrelations près des Souverains, et pouvait, commegrand dignitaire , agir sur le sénat et sur les restesdu corps législatif* Son influence immédiate ouindirecte n’était pas moins marquée sur les auto-rités civiles de Paris , et particulièrement sur leConseil municipal. Il ne restait, pour mettre cesressorts en action, qu’à obtenir quelque expres-sion de ce vœu public indiqué par les Souverainscomme règle de leurs décisions.
Division du Un but commun réunissait les partisans de lapamroyaliste res tauration : tous voulaient le retour du Roi;
ceux-ci, parce que depuis vingt-cinq ans leurcause était liée à la sienne; ceux-là,-parce quela famille des Bourbons pouvait seule éloi-gner du trône tout ambitieux , et ôter sansretour à Napoléon une couronne que la régencene l’empêcherait pas de reprendre sur la tête de