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Tome second. Deuxième partie.
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CHAPITRE XXIX. 555

ser les Alliés s’établir à Paris , il se décida àrevenir par Saint - Dizier , Bar-sur-Aube etTroyes , en arrière de la forêt de Fontaine-bleau.

L’on se mit en mouvement par un temps hor- L’armée se

met en marche

nble , sans chaussure et sans pain depuis cinq a sur Paris parsix jours. Cette contre-marche dont l’armée pé- Troyes 'nétra la cause et l’objet, lui arracha quelques mur-mures ; car elle eût préféré prendre Vitry de viveforce à retourner sur ses pas ; toutefois elle s’é-chelonna de Marolles à Yalcourt où la divisionAlbert et les dragons du général Trelliard for-mèrent l’arrière-garde. L’Empereur et la garderetournèrent coucher à Saint-Dizier .

Au moment où le gros de l’armée revenaitainsi sur ses pas, le duc de Reggio entrait àBar, et jetait des partis sur la Meuse , pour avoirdes nouvelles de la division sortie de Metz avecle général Durutte; mais on n’en put rien ap-prendre , quoique depuis deux jours elle se trou-vât entre Longwy et Verdun . Le général Win-zingerode, favorisé parce contre-temps, s’assurad’un passage de la Meuse en envoyant la divi-sion prussienne du prince Biren de Courlande ,accourue de Nancy, prendre position à Saint-Mihiel .

Le mouvement rétrograde de l’armée entraînaitnécessairement celui du Maréchal. Il reçut ordrede rejoindre en toute hâte, et se mit en marche