Band 
Tome second. Deuxième partie.
Seite
557
JPEG-Download
 

CHAPITRE XXIX. 55j

s’échelonna le soir depuis Humbecourt jusqu’àVassy .

Celte marche se fit par un temps affreux dansdes chemins de traverse défoncés , où la cava-lerie et surtout l’artillerie eurent mille peinesà avancer, et l’on mit le feu à une soixantainede caissons qu’on ne put tirer des boues , afin derenforcer de leur attelage celui des pièces.

Dès que le général Winzingerode s’aperçutqu’il n’était plus poursuivi, il revint à Saint-Dizier ou il rappela les généraux Tettenborn etCzernischew.

Le 29 mars, Napoléon à la tête de la cavaleriede sa garde, était en route sur Vandoeuvres, lors-qu’un courrier expédié de Paris lui remit au pontde Dolencourt une dépêche du roi Joseph quilui annonçait l’arrivée à Meaux des armées com-binées. Bien qu’il dût s’y attendre, cette nouvelleaugmenta sa perplexité. Il envoya, comme onl’a déjà dit, le général Dejean aux Maréchauxpour leur recommander d’éviter l’occupation dela Capitale, en annonçant au prince de Schwar-zenberg les propositions qu’il faisait à l’empereurd’Autriche , et qui, selon lui, étaient de natureà amener la paix. Un agent diplomatique partitau même moment pour Dijon , avec une lettre au-tographe adressée à ce Souverain. Le bruit courutà l’armée qu’elle renfermait une promesse pureet simple de souscrire à toutes les conditions

Arrivée d’uncourrier quiannonce l’en-trée des Alliésà Meaux .