CHAPITRE XXIX. 55g
sation la plus désagréable, et tous les chefs decorps marquèrent plus ou moins d’étonnementd’un parti aussi extraordinaire ; parmi lesavis ouverts dans cette conjoncture , l’histoirerapportera le conseil donné par le duc de Ta-rente, le 3 o mars au matin, au prince de Neu-châtel .
« .Il est trop tard pour secourir Paris , du
» moins par la route que nous allons suivre» y a d’ici 5 o lieues , en supposant que l’on» marche en forçant et sans obstacle, il faudra» quatre jours au moins, mais en quel état ar-» rivera l’armée s’il faut combattre? car il n’existe» aucune ressource de l’Aube à la Seine .
3) Les Alliés étant hier à Meaux auront poussé» leur avant-garde sous Paris , et nous aurons» la douleur d’apprendre qu’ils sont aujourd’hui» devant les barrières. Sera-ce les corps réunisj) des ducs de Trévise et Raguse qui les tiendront33 en échec assez de temps pour nous donnerw celui d’arriver ? C’est une supposition gratuite;)3 d’ailleurs les Alliés ne manqueront pas, à33 notre approche, de border la Marne , et alors33 plus de passage.
33 Je serais donc d’avis , si Paris tombe au pou-» voir de l’ennemi, que l’Empereur marchât par33 Sens , et appelât à lui tous,les corps et détache-33 mens par Melun et Fontainebleau pour nous33 rabattre vers le duc de Castiglione et livrer une
Avis ouvert•i par le due deTarente.